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Actualités 16 sept. 2026 · 130 vues

Interdiction des sachets plastiques : « Nous saluons la mesure, mais demandons un moratoire d’un an » (M’Bany Sidibé)

Interdiction des sachets plastiques : « Nous saluons la mesure, mais demandons un moratoire d’un an » (M’Bany Sidibé)

La Guinée a interdit les sachets plastiques pour protéger l'environnement, mais les associations de consommateurs, tout en saluant la mesure, réclament un moratoire d'un an pour permettre le développement d'alternatives biodégradables et éviter une hausse des prix.

Le gouvernement guinéen a récemment interdit l’importation, la commercialisation et l’usage des sachets plastiques.

Une mesure destinée à réduire les déchets plastiques et à mieux protéger l’environnement.

En Guinée, les sachets plastiques font pourtant partie du quotidien. Au marché, dans les boutiques et les supermarchés, il suffit de faire quelques achats pour repartir avec plusieurs sachets à la main. Une habitude profondément ancrée dans les pratiques des consommateurs.

Mais derrière cette facilité se cache un problème environnemental devenu difficile à ignorer. Les déchets plastiques jonchent les rues, polluent les sols et les cours d’eau et, surtout pendant la saison des pluies, obstruent les caniveaux et les ouvrages d’évacuation des eaux.

La décision du gouvernement est donc accueillie favorablement sur le principe. Mais sa mise en œuvre immédiate suscite des réserves du côté des associations de défense des consommateurs.

Pour M’Bany Sidibé, président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée, il faut certes avancer vers une réduction de l’utilisation du plastique, mais sans précipiter la transition.

« C’est une mesure que nous saluons, mais nous demandons à l’État d’accorder une année de moratoire parce qu’aujourd’hui, les consommateurs n’ont pas d’alternative. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’emballages biodégradables ni rien. Donc, interdire aujourd’hui les emballages, les sacs plastiques ou les sachets plastiques d’eau, je pense que cela va entraîner de grandes conséquences, surtout au niveau du pouvoir d’achat des consommateurs », souligne-t-il.

Selon lui, ce délai permettrait aux PME et aux entreprises de développer des alternatives.

« C’est pourquoi, en attendant que les PME ou les entreprises essaient de mettre en place non seulement des emballages biodégradables, mais aussi des usines de recyclage de ces plastiques à usage unique, nous demandons à l’État d’accorder un moratoire d’une année pour que tout le monde puisse se mettre à jour, afin que la transition écologique progressive soit vraiment une réalité dans notre pays », a-t-il déclaré.

Il appelle également l’État à accompagner cette transition par la mise en place de normes nationales claires sur les emballages biodégradables, le recyclage et la valorisation des plastiques à usage unique.

« Nous adhérons à l’idée, mais nous pensons qu’il est bon pour l’État d’aller doucement, progressivement, afin que ces mesures n’entraînent pas une augmentation des prix », explique le président de l’Union pour la défense des consommateurs.

Le débat ne porte donc plus seulement sur la nécessité de réduire les sachets plastiques. Il s’agit désormais de savoir comment organiser cette transition pour qu’elle soit progressive, réaliste et supportable pour les consommateurs, tout en répondant à l’urgence environnementale.

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